La librería que solo abre de noche
La librairie qui n’ouvre que la nuit
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La librería que solo abre de noche
La librairie qui n’ouvre que la nuit
En el centro de la ciudad, entre calles ruidosas y letreros brillantes, había una tienda poco común.
Au centre de la ville, parmi les rues bruyantes et les enseignes lumineuses, se trouvait une boutique inhabituelle.
Sus puertas se abrían solo cuando el sol se escondía en el horizonte.
Ses portes ne s’ouvraient que lorsque le soleil disparaissait derrière l’horizon.
Se llamaba “La Página de la Luna”.
Elle s’appelait « La Page de Lune ».
El dueño, el señor Levi, creía que los libros revelan sus secretos solo de noche.
Le propriétaire, M. Levi, croyait que les livres dévoilent leurs secrets uniquement la nuit.
Los estantes estaban llenos de viejos volúmenes, novelas modernas y ediciones raras que era difícil encontrar de día.
Les étagères étaient remplies de vieux volumes, de romans modernes et d’éditions rares qu’il était difficile de trouver le jour.
Los primeros visitantes llegaban alrededor de las diez de la noche.
Les premiers visiteurs arrivaient vers dix heures du soir.
Eran estudiantes, poetas, artistas y simples noctámbulos.
C’étaient des étudiants, des poètes, des artistes et de simples noctambules.
En la tienda siempre sonaba suave música de jazz y el aire olía a café recién hecho.
Il y avait toujours une douce musique de jazz, et l’air sentait le café fraîchement préparé.
Cada viernes, el señor Levi organizaba un “Encuentro Nocturno”, una velada de lectura donde cualquiera podía leer en voz alta su pasaje favorito.
Chaque vendredi, M. Levi organisait une « Rencontre Nocturne » — une soirée de lecture où chacun pouvait lire à voix haute son passage préféré.
A veces, los turistas que entraban por casualidad en la callejuela quedaban sorprendidos por la atmósfera.
Parfois, des touristes entraient par hasard dans la petite rue et étaient émerveillés par l’atmosphère.
Por la noche, allí se podían encontrar personas que nunca se cruzarían en el día.
La nuit, on pouvait y rencontrer des gens qui ne se croiseraient jamais en journée.
Y al amanecer, la tienda cerraba y la ciudad volvía a dormirse bajo la luz de la mañana.
Et à l’aube, la boutique fermait, et la ville se rendormait sous la lumière du matin.
Pero quienes habían visitado “La Página de la Luna” sabían que habían encontrado un lugar al que querrían regresar.
Mais ceux qui avaient visité « La Page de Lune » savaient qu’ils avaient trouvé un endroit où ils voudraient revenir.
